Artricle fond

Réouverture des discothèques : "Alors on danse..."

Demain Citoyens !

 

Qui dit « guerre » dit « pertes »…

Il y a 15 mois, le 17 mars 2020, la France était confinée, nous étions en « guerre ».

Un confinement qui, s’il marqua pour nombre de Français l’obligation de rester chez soi, les yeux rivés sur un écran avec les cris des enfants en fond sonore, fut aussi le début d’une longue période d’incertitudes pour nombre de petites et moyennes entreprises (PME).

Des PME, qui rappelons-le tout de même, constituent l’essentiel du tissu économique de l'hexagone.

Des PME qui ont subit de plein fouet un arrêt brutal, inattendu et parfois insurmontable de leurs activités.

L’État, fort de ses connaissances et de sa mission de maintien de l’ordre économique, a mis en place les PGE, ou « Prêts Garantis par l’Etat ».

Ceux-ci, bien souvent contractés auprès des banques par des entreprises, qui, on l’a dit, sont souvent de taille modeste, avaient et ont encore pour principal but de permettre le remboursement des dettes contractées pendant une période d’inactivité. Puisque, qui dit « inactivité », dit logiquement « sans recettes ».

Si on voulait résumer cela de façon encore plus grossière et presque caricaturale, on pourrait dire que l’on fait des prêts pour rembourser des prêts, et qu’il faudra ensuite rembourser ces prêts là.

Bref, autant vous dire que nombre de dirigeants d’entreprises étaient, eux, prêts à repartir pied au plancher.

Sauf que voilà, si beaucoup ont pu reprendre leur activité assez rapidement et donc entrevoir une possibilité de pallier à cette situation économique, psychologique et sociale encore jamais vue, ce n’est pas le cas de certains secteurs. Des secteurs qui reposaient intrinsèquement sur le contact humain et sur les relations sociales. Autant d’interactions rendues impossibles par le contexte sanitaire.

Il s’agit bien évidemment du secteur, très large, de la culture.

 

Quand « culture » rime avec « rupture » :

C’est bien de cela dont il est question ici. D’une rupture.

Puisque c’est l’impression partagée par les patrons des discothèques et boîtes de nuit fermées depuis 15 mois.

Des entrepreneurs le plus souvent indépendants, qui n’étaient pas, et ne pouvaient pas être préparés à la brutalité de l’arrêt de leurs activités.

En France, on en dénombrait 1600, et selon le président du syndicat national des discothèques, Pierre Malvaës, prêt de 300 seraient au bord du dépôt de bilan.

La faute à des annonces tardives, des mesures qui ne semblaient pas prendre en compte l’existence même des discothèques, instrument pourtant essentiel au maintien de la sociabilité, des jeunes notamment.

Une rupture qui se constate également au niveau politique, puisque le 10 mai dernier une cinquantaine de patrons de discothèques étaient montés sur Paris dans le but de déposer une gerbe devant l’Assemblée Nationale, protestant contre la signature d’une loi repoussant la réouvertures des salles. La manifestation d’un mécontentement qui n’a fait que s’aggraver lorsque les forces de gendarmerie ont procédé à leur verbalisation pour non-respect des règles concernant les rassemblements de plus de 10 personnes.

Des chefs d’entreprises malmenés par la crise, épuisés psychologiquement, puisque dans l’incapacité de se verser un salaire, et donc économiquement.

 

Le 9 juillet : la lumière au bout du tunnel ?

Et bien… pas vraiment.

Les situations et les avis divergent. Indéniablement, l’annonce d’une possibilité de réouverture soulage, mais n’est pas pour autant accueillie par tous avec sérénité. Effectivement, BFMTV interrogeait ce lundi un propriétaire de discothèque parisien concernant l’annonce faite le 20 juin dernier à l’occasion de la Fête de la musique. Celui-ci se montrait pessimiste quant à la rentabilité d’une réouverture, dans la mesure où moins de 10% des jeunes sont vaccinés à hauteur d’une double dose. La décision de rouvrir en jauge restreinte (75%) de la capacité en intérieur et 100% en extérieur) lui paraît également restreignante.

Un autre directeur de boîte de nuit exprimait sur FranceInfo son soulagement de pouvoir rouvrir et retrouver l’esprit festif, cherchant avant tout de nouvelles solutions pour faciliter l’accès à tous, en fonction de la disparité des conditions qui composent le « Pass Sanitaire » : vaccins, tests antigéniques rapides…

 

Bref, sortez couverts… et vaccinés !

 

Tom F.