IX. Les courants politiques

La Ve République a renforcé la bipolarisation de la vie politique par l’élection présidentielle et le rôle politique du Président. Aucun parti ne pouvait être majoritaire à lui tout seul.
A Gauche, le PS (Parti Socialiste) s’est allié avec le PCF (Parti Communiste Français) et puis subséquemment suivit des écologistes. Ce regroupement a été nommé l’union de la gauche.
A Droite, le RPR (devenu par la suite l’UMP) a plus ou moins absorbé les autres courants de droites principalement représentés par l’UDF que l’on pouvait considérer comme un parti de centre droit.

Cette logique binaire ne correspond ni aux caractères complexes, ni aux fluctuations des positions actuelles. Nombreuses sont les idées qui furent soutenues dans des camps opposés ou qui circulèrent d’un camp à l’autre.
Ce tableau cherche entre la droite et la gauche, à déterminer quelques différences parfois fluctuantes ou bien relatives.

Gauche Droite
Sociologique Représente les couches populaires (les salariés) Représente les employés, dirigeants (personnes possédant du capital)
Historique Progressiste Conservatrice
Politique Démagogique (du côté du peuple : syndicats, associations...) Nationaliste (attaché à la Nation, à la patrie)
Économique Étatique (pour la nationalisation, l’État- providence) Capitaliste (pour la privatisation, le marché)
Philosophique, psychologique, culturelle Pour l’égalité, la défense des plus faible, la liberté des mœurs, la solidarité, la laïcité, les loisirs et les repos... Pour la réussite individuelle, la liberté d’entreprendre, de la religion, de la hiérarchie, de la sécurité, de la famille, de l’effort, de la responsabilité...
Justice Elle est réparatrice et égalitariste, pour l’équité Pour les sanctions ou les récompenses, égalité des droits
Les types de regimes